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Projet de loi relatif à la politique de santé : où est passée la grande loi de santé ? – 19 juin 2014

Communiqué de Philippe Vigier et de Francis Vercamer

Suite à la présentation des grandes orientations du projet de loi relatif à la politique de la santé, Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale et Francis Vercamer, commissaire aux affaires sociales du groupe UDI, regrettent un manque d’ambition pour réformer en profondeur la politique de santé publique.

« Où est passée la grande loi de santé ? Le catalogue de mesures présentées, ce matin, par Marisol Touraine ne permettra malheureusement pas de répondre aux défis majeurs que doit relever notre système de santé et de protection sociale : concilier les exigences croissantes en matière de qualité et d’accès aux soins et la nécessaire maîtrise des dépenses publiques.

 A cet égard, nous regrettons que le gouvernement refuse, une fois encore, d’engager une véritable réforme en profondeur. La ministre passe ainsi sous silence des questions aussi essentielles que la désertification médicale, le rapprochement entre public et privé, la carte hospitalière, la répartition territoriale équitable des établissements de santé et leur nécessaire modernisation, la sécurité sanitaire, ou encore l’innovation et la recherche qui doivent pourtant permettre de faire face aux besoins sanitaires nouveaux et aux bouleversements démographiques.

 Enfin, nous considérons que la généralisation du tiers payant ne peut pas constituer la seule réponse à la question fondamentale de l’accès aux soins pour les plus démunis. Un vrai débat doit être engagé sur la prévention et les parcours de soins qui seuls permettront de lutter contre les dérives de notre système de santé, mais aussi sur la réduction des inégalités sociales et territoriales, ainsi que sur la suppression des franchises médicales, promise par François Hollande. »

Question d’Arnaud Richard – 18 juin 2014

 

Monsieur le Premier ministre, notre groupe souhaite vous alerter à nouveau sur les conséquences des décisions prises vis-à-vis de l’un des premiers employeurs de France, je veux parler de nos compatriotes. Depuis maintenant deux ans, vous prenez des décisions catastrophiques et avez ainsi mis en œuvre l’un des plus grands plans de licenciement jamais imaginé dans le domaine des services à la personne, prétendant qu’ils étaient réservés aux plus fortunés.

C’était oublier que ce sont 2,2 millions de professionnels qui, dans toute la France, améliorent la qualité de vie de 4,5 millions de familles. C’était oublier, monsieur le Premier ministre, que les services à la personne, ce sont les gardes d’enfants en bas âge et l’aide à la petite enfance, les soins et l’aide au maintien à domicile, l’aide scolaire et la prise en charge des personnes les plus dépendantes et des handicapés. Il s’agit donc d’un vecteur essentiel de cohésion sociale.

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Question de Yannick Favennec – 18 juin 2014

 

Monsieur le Premier ministre, les deux projets de loi sur la réforme territoriale ont été présentés aujourd’hui même en Conseil des ministres. Le Parlement examinera prochainement le premier pan de cette réforme, consacré au découpage des régions.

Une réforme en profondeur de notre organisation territoriale est une impérieuse nécessité. Mais, pour être efficace, elle doit répondre à cinq critères fondamentaux : permettre à la France de relever les défis d’une économie mondialisée, dans un monde en pleine mutation, et de retrouver une nouvelle croissance ; lutter contre l’érosion de la démocratie locale, en lui redonnant du sens et de la force ; intégrer la nécessaire réforme de l’État, corollaire indispensable à l’établissement d’une réforme territoriale véritablement décentralisatrice ; apporter des réponses différenciées, adaptées aux spécificités économiques et sociales de nos territoires ; être guidée enfin par l’intérêt général, et non par des considérations partisanes dont, à titre d’exemple, la région des Pays-de-la-Loire est une victime collatérale.

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Le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale ne répond pas à l’exigence majeure de prendre des décisions courageuses et immédiates ayant des effets massifs sur l’emploi – 18 juin 2014

Communiqué d’Arnaud Richard et de Francis Vercamer

Alors que le projet de loi de financement rectificativede la sécurité socialea été présenté ce matin et que les ministres concernés ont été auditionnés cet après-midi à l’ Assemblée nationale, Arnaud Richard et Francis Vercamer, Commissaires aux affaires sociales du groupe UDI, regrettent que ce texte ne réponde pas à l’exigence majeure de prendre des décisions courageuses et immédiates ayant deseffets massifs sur l’emploi.

« La baisse des charges patronales et salariales inscrite  dans ce texte par le Gouvernement  démontre que François Hollande avait fait fausse route dès son arrivée au pouvoir en décidant la suppression, d’une part, de la défiscalisation des heures supplémentaires pour 9,5 millions de salariés, d’autre part, de la baisse du coût du travail de 13,2 milliards d’euros.

Si nous estimons que ce revirement est salutaire, force est de constater que les mesures aujourd’hui présentées ne répondent pas à une exigence majeure : celle de l’urgence à prendre maintenant des décisions courageuses produisant immédiatement des effets massifs sur l’emploi.

Alors que le pacte de responsabilité et de solidarité a été annoncé le 31 décembre 2013 par le Président de la République, le groupe UDI regrette que ce projet de loi ne lui donne aucune traduction concrète avant le 1er janvier 2015. Le Président de la République aura donc perdu une nouvelle fois une année précieuse dans la bataille pour l’emploi. Alors même que les drames du chômage continuent de frapper jour après jour les Françaises et les Français, il est vital d’accélérer la mise en œuvre de ces baisses de charge et de les amplifier.

En outre, le groupe UDI s’inquiète que les économies budgétaires permettant de compenser ces allégements de charges n’aient toujours pas été détaillés et d’ailleurs ne le seront qu’au cours du dernier trimestre. Il serait pour nous inacceptable que le gouvernement donne d’une main aujourd’hui ce qu’il reprendra d’une autre à la fin de l’année. Nous dénonçons également avec force le gel des prestations sociales, qui va à l’encontre de la protection du pouvoir d’achat et du nécessaire maintien de la cohésion sociale. Aussi, nous réclamons à nouveau un engagement solennel de l’exécutif de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires d’ici à 2017.

Enfin, il est absolument indispensable de réparer les erreurs que le gouvernement avait commises en s’attaquant au secteur des services à la personne. Là encore, le flou entretenu par le gouvernement sur les mesures de soutien qu’il compte mettre en œuvre pour relancer ce secteur est particulièrement inquiétant. Le groupe UDI fera des propositions lors de l’examen du texte pour soutenir ce secteur vital pour l’emploi ».

Projet de loi sur la transition énergétique : une réelle absence d’ambition – 18 juin 2014

Communiqué de Philippe Vigier

 » En juillet 2012, nous appelions le Gouvernement et sa majorité à poursuivre, avec force et conviction, le Grenelle de l’Environnement qui avait permis d’engager un formidable mouvement de reconversion de notre industrie, de nos métiers et de nos savoir faire.

 Deux ans plus tard, force est de constater que nous n’avons pas été entendu.

 Le contenu tout comme l’arrivée chaotique, après des reports successifs et des mois de tergiversations, du projet de loi sur la transition énergétique en sont des témoignages flagrants. En effet, les mesures annoncées ce matin par la Ministre de l’Ecologie ne sont pas de nature à arrimer la France dans l’ère de la croissance verte, pari pourtant gagnant pour les salariés, pour les entreprises et pour les territoires. Des leviers essentiels tant dans la réduction de la facture énergétique de la Nation qu’en terme de créations d’emplois sont en effet passés aux oubliettes : on pense notamment à la rénovation thermique des bâtiments publics ou au développement des infrastructures de transport durable, au delà de la question des véhicules électriques.

  Cette absence d’ambition est à mettre en parallèle avec la baisse drastique des crédits budgétaires de l’écologie dans le cadre du projet de loi de finances rectificatif ou bien encore avec la valse incessante des ministres de l’Ecologie qui sont tout autant des signes du manque de volontarisme politique affiché depuis 2 ans par l’exécutif à l’endroit de l’écologie et de la croissance verte. Nous regrettons que ce manque de volontarisme ait fait perdre tant de temps à la France sur la route de l’indispensable transition énergétique du pays, notamment dans le domaine des énergies renouvelables que la précédente majorité avait considérablement encouragées (en 2 ans : + 600% du solaire photovoltaïque, + 92% de la production éolienne). » déclare Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale.