Le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale ne répond pas à l’exigence majeure de prendre des décisions courageuses et immédiates ayant des effets massifs sur l’emploi – 18 juin 2014

Communiqué d’Arnaud Richard et de Francis Vercamer

Alors que le projet de loi de financement rectificativede la sécurité socialea été présenté ce matin et que les ministres concernés ont été auditionnés cet après-midi à l’ Assemblée nationale, Arnaud Richard et Francis Vercamer, Commissaires aux affaires sociales du groupe UDI, regrettent que ce texte ne réponde pas à l’exigence majeure de prendre des décisions courageuses et immédiates ayant deseffets massifs sur l’emploi.

« La baisse des charges patronales et salariales inscrite  dans ce texte par le Gouvernement  démontre que François Hollande avait fait fausse route dès son arrivée au pouvoir en décidant la suppression, d’une part, de la défiscalisation des heures supplémentaires pour 9,5 millions de salariés, d’autre part, de la baisse du coût du travail de 13,2 milliards d’euros.

Si nous estimons que ce revirement est salutaire, force est de constater que les mesures aujourd’hui présentées ne répondent pas à une exigence majeure : celle de l’urgence à prendre maintenant des décisions courageuses produisant immédiatement des effets massifs sur l’emploi.

Alors que le pacte de responsabilité et de solidarité a été annoncé le 31 décembre 2013 par le Président de la République, le groupe UDI regrette que ce projet de loi ne lui donne aucune traduction concrète avant le 1er janvier 2015. Le Président de la République aura donc perdu une nouvelle fois une année précieuse dans la bataille pour l’emploi. Alors même que les drames du chômage continuent de frapper jour après jour les Françaises et les Français, il est vital d’accélérer la mise en œuvre de ces baisses de charge et de les amplifier.

En outre, le groupe UDI s’inquiète que les économies budgétaires permettant de compenser ces allégements de charges n’aient toujours pas été détaillés et d’ailleurs ne le seront qu’au cours du dernier trimestre. Il serait pour nous inacceptable que le gouvernement donne d’une main aujourd’hui ce qu’il reprendra d’une autre à la fin de l’année. Nous dénonçons également avec force le gel des prestations sociales, qui va à l’encontre de la protection du pouvoir d’achat et du nécessaire maintien de la cohésion sociale. Aussi, nous réclamons à nouveau un engagement solennel de l’exécutif de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires d’ici à 2017.

Enfin, il est absolument indispensable de réparer les erreurs que le gouvernement avait commises en s’attaquant au secteur des services à la personne. Là encore, le flou entretenu par le gouvernement sur les mesures de soutien qu’il compte mettre en œuvre pour relancer ce secteur est particulièrement inquiétant. Le groupe UDI fera des propositions lors de l’examen du texte pour soutenir ce secteur vital pour l’emploi ».