Mois

Le vrai courage, ce matin, aurait été que Manuel Valls cesse de ne s’intéresser qu’aux blocages du Parti socialiste pour s’occuper véritablement de ceux qui paralysent la France – 1er juillet 2014

Communiqué de Philippe Vigier

Après les annonces du Premier ministre ce matin, Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, regrette que Manuel Valls nous rejoue un discours de politique générale sans reconnaître qu’il n’a plus de majorité pour faire voter les réformes promises et nécessaires pour notre pays.

Au groupe UDI, en avril dernier, nous avions exprimé une exigence bienveillante tant au moment du discours de politique générale de Manuel Valls qu’au moment de la présentation du programme de stabilité budgétaire pour 2015-2017.

 A l’épreuve des faits, et face à sa majorité qui se fissure, Manuel Valls  n’a, depuis, pas eu le courage d’avancer. Pire, il a bien souvent a reculé.

 Aujourd’hui, le jeu auquel se livre le Premier Ministre devient de plus en plus risqué.

 Un jour, comme ce matin, il donne des gages aux organisations patronales devant la menace de ces dernières de ne pas siéger à la conférence sociale. Le groupe UDI n’oublie toutefois pas que les avancées proposées ne sont en fait que des aménagements à la suite de décisions néfastes votées par sa propre majorité.

 Un autre jour, il tente de donner des gages à l’aile gauche du parti socialiste, avec des annonces sur la baisse de l’impôt sur le revenu, tentant en vain de faire oublier que c’est le Gouvernement auquel il appartient qui a fait entrer dans l’impôt des millions de Français.

 Manuel Valls nous rejoue, avec ces annonces, un nouveau discours de politique générale. Il s’accroche au pacte de responsabilité et de solidarité, auquel nous ne pouvons malheureusement plus adhérer.

 Même si certaines annonces vont dans le bon sens, nous savons désormais qu’elles n’aboutiront pas : Manuel Valls n’a pas la majorité de sa politique, ni de réelle volonté de la mettre en œuvre.

 Le vrai courage, ce matin, aurait été que Manuel Valls cesse de ne s’intéresser qu’aux blocages du Parti socialiste pour s’occuper véritablement de ceux qui paralysent la France.

 C’est à cette seule condition que nous aurions pu soutenir ses propositions.

Projet de loi de finance rectificative – 1er juillet 2014

Explication de vote de Charles de Courson

Les députés du groupe UDI voteront contre ce collectif budgétaire pour 2014 alors même que nous avions affirmé être ouverts au dialogue dès l’annonce par le Président de la République, le 31 décembre 2013, du lancement du Pacte de responsabilité et de solidarité qui reposait sur une idée simple : baisser fortement les charges fiscales et sociales des entreprises et financer la baisse des recettes par une baisse des dépenses publiques.

A cette occasion, Jean-Louis Borloo avait annoncé que le groupe UDI pourrait soutenir ce Pacte, à condition qu’il permette de tourner définitivement la page des deux premières années du quinquennat en apportant une réponse puissante à l’urgent problème du chômage.

Nous avions exprimé la même exigence bienveillante lors de votre discours de politique générale, monsieur le Premier ministre, le 8 avril 2014, et lors de la présentation devant l’Assemblée nationale du programme de stabilité budgétaire pour 2015-2017, le 29 avril 2014, en nous abstenant majoritairement.

Plus de six mois après vos annonces, monsieur le Premier ministre, force est de constater que les mesures gouvernementales traduites dans le collectif budgétaire et le collectif social ne sont pas à la hauteur des enjeux.

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Question de Laurent Degallaix – 1er juillet 2014

Merci monsieur le président, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, chers collègues. Je voudrais tout d’abord adresser une pensée à mon ami Jean-Louis Borloo, qui a quitté il y a quelque temps, le cœur gros, cette assemblée et lui dire toute ma fierté de lui succéder aujourd’hui et de porter après lui la voix de Valenciennes et du Valenciennois.

Monsieur le Premier ministre, vous avez présenté il y a une quinzaine de jours le plan national de la politique de la ville. Or, il me semble que cette présentation n’a pas mis en valeur un pan important, celui de la rénovation urbaine, dont vous connaissez les vertus pour en avoir profité en tant que maire d’Évry. Nous avons le sentiment aujourd’hui que ce plan est à l’arrêt : 1 200 zones prioritaires ont été balayées d’un trait de stylo sans savoir pourquoi, sans obéir à des critères très précis. Aucune information complémentaire ne nous a été fournie sur les financements ou les modalités de répartition.

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Commission d’enquête sur le temps de travail : l’Assemblée est aujourd’hui l’otage des profonds désaccords au sein de la majorité quant aux réformes à conduire – 1er juillet 2014

Communiqué de Thierry Benoit

Suite à la réunion constitutive de la commission d’enquête relative à l’impact sociétal, social, économique et financier de la réduction progressive du temps de travail, le Président de la commission, Thierry Benoît, député UDI d’Ille-et-Vilaine, regrette que tout comme hier soir, l’Assemblée soit aujourd’hui l’otage des profonds désaccords au sein de la majorité quant aux réformes à conduire.

« Il y a trois semaines, l’Assemblée nationale a voté la création d’une commission d’enquête relative à l’impact sociétal, social, économique et financier de la réduction progressive du temps de travail.

La réunion constitutive du bureau de la commission avait lieu aujourd’hui, nous n’avons pu élire que le Président, les vice-présidents et les secrétaires car la majorité a été incapable de se mettre d’accord pour désigner un rapporteur.

Ceci démontre une fois de plus l’état de délabrement de la majorité présidentielle inapte à aborder les problèmes de fond et ainsi prendre les mesures qui doivent conduire aux réformes structurelles dont le pays a tant besoin.

Alors qu’une commission d’enquête ne dispose que de six mois pour travailler au fond, le Président du groupe socialiste, demande un délai supplémentaire d’une semaine, soit le 8 juillet, pour désigner le rapporteur et dès lors empêcher le début des travaux et auditions. En tant que Président de cette commission, je demande à Bruno Le Roux et au groupe socialiste de se ressaisir et de prendre une décision dans les meilleurs délais.

Tout comme hier soir, à l’ouverture de la discussion du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale, où le Gouvernement avait bloqué les votes, l’Assemblée est aujourd’hui l’otage des profonds désaccords au sein de la majorité quant aux réformes à conduire. » déclare Thierry Benoit