Le vrai courage, ce matin, aurait été que Manuel Valls cesse de ne s’intéresser qu’aux blocages du Parti socialiste pour s’occuper véritablement de ceux qui paralysent la France – 2 juillet 2014

Communiqué de Philippe Vigier

Après les annonces du Premier ministre ce matin, Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, regrette que Manuel Valls nous rejoue un discours de politique générale sans reconnaître qu’il n’a plus de majorité pour faire voter les réformes promises et nécessaires pour notre pays.

Au groupe UDI, en avril dernier, nous avions exprimé une exigence bienveillante tant au moment du discours de politique générale de Manuel Valls qu’au moment de la présentation du programme de stabilité budgétaire pour 2015-2017.

 A l’épreuve des faits, et face à sa majorité qui se fissure, Manuel Valls  n’a, depuis, pas eu le courage d’avancer. Pire, il a bien souvent a reculé.

 Aujourd’hui, le jeu auquel se livre le Premier Ministre devient de plus en plus risqué.

 Un jour, comme ce matin, il donne des gages aux organisations patronales devant la menace de ces dernières de ne pas siéger à la conférence sociale. Le groupe UDI n’oublie toutefois pas que les avancées proposées ne sont en fait que des aménagements à la suite de décisions néfastes votées par sa propre majorité.

 Un autre jour, il tente de donner des gages à l’aile gauche du parti socialiste, avec des annonces sur la baisse de l’impôt sur le revenu, tentant en vain de faire oublier que c’est le Gouvernement auquel il appartient qui a fait entrer dans l’impôt des millions de Français.

 Manuel Valls nous rejoue, avec ces annonces, un nouveau discours de politique générale. Il s’accroche au pacte de responsabilité et de solidarité, auquel nous ne pouvons malheureusement plus adhérer.

 Même si certaines annonces vont dans le bon sens, nous savons désormais qu’elles n’aboutiront pas : Manuel Valls n’a pas la majorité de sa politique, ni de réelle volonté de la mettre en œuvre.

 Le vrai courage, ce matin, aurait été que Manuel Valls cesse de ne s’intéresser qu’aux blocages du Parti socialiste pour s’occuper véritablement de ceux qui paralysent la France.

 C’est à cette seule condition que nous aurions pu soutenir ses propositions.