Mois

Annonces sur le logement : le Gouvernement doit aller plus loin pour véritablement relancer la construction de logements – 29 août 2014

Communiqué de Philippe Vigier et de Michel Piron

 Alors que les mises en chantier atteignent leur plus bas niveau depuis 1998,  le président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, Philippe Vigier et le député, Michel Piron, interpellent  le Gouvernement sur l’urgence de mettre enfin en place des mesures plus concrètes et ambitieuses pour sortir la France d’une crise du logement sans précédent.

 Certaines mesures présentées cet après-midi par le Premier Ministre vont certes dans le bon sens, en apportant notamment plus de souplesse à une fiscalité devenue trop contraignante et surtout peu incitative, mais elles ne suffiront malheureusement pas à résoudre une crise qui plonge les Français dans une précarité extrême et contribue depuis deux à une exceptionnelle destruction d’emplois.  Aucun objectif chiffré n’a d’ailleurs été annoncé par le Premier ministre.

Nous regrettons ainsi que Manuel Valls ne propose l’allégement de la TVA qu’aux constructions neuves pour les accédants à la propriété dans les nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville, alors qu’une vraie politique de relance du bâtiment passe par une baisse de la TVA beaucoup plus large dans le secteur du bâtiment.

Lire la suite

Chiffres du chômage : qu’attend le Gouvernement pour passer des déclarations aux actes – 27 août 2014

Communiqué de Philippe Vigier

Alors que les chiffres du chômage annoncent une nouvelle hausse de 0,8 % pour le mois de juillet, Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale se demande ce qu’attend le Gouvernement pour passer des déclarations aux actes.

« Cette nouvelle hausse signe une fois de plus l’échec de l’inversion de la courbe du chômage promise par François Hollande, elle vient aussi sanctionner le manque de courage du Gouvernement à prendre des mesures efficaces, immédiates et massives pour relancer l’emploi. Nous en sommes aujourd’hui à 26 mois de perdus.

La lutte contre le chômage doit passer par un plan en deux temps avec, d’une part, une baisse massive et immédiate des charges sociales puisque nous savons que le pacte de responsabilité et de solidarité, ne s’appliquera pas avant le 1er janvier 2015 et, dès lors, ne sera source d’aucune création d’emplois immédiate, d’autre part, un plan à moyen et long terme de relance de l’outil industriel français.

Si nous ne pouvons que souscrire à une majorité des évolutions proposées ce jour par le Premier ministre à l’occasion de l’ université d’été  du Medef pour faire sauter bon nombre de verrous et ainsi redonner confiance aux entreprises, nous rappelons que ces annonces ne sont pas nouvelles : pour beaucoup d’entre elles, elles ont été énoncées au début de l’été notamment au moment de la dernière conférence sociale. Si ces déclarations constituent certes des signes encourageants, nous craignons qu’une nouvelle fois le Premier ministre ne passe pas de la parole aux actes.

Face au drame du chômage qui s’aggrave mois après mois,  dès le 8 septembre prochain, date de l’ouverture de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale, nous devons examiner enfin des propositions concrètes et immédiates de baisses des charges pour les entreprises, de relance du bâtiment et d’un vrai plan de relance pour l’emploi passant notamment par le lancement d’un grand plan d’apprentissage et un soutien au secteur des services à la personne » déclare Philippe Vigier.

Remaniement : 36h de psychodrame inutile – 26 août 2014

Communiqué de Philippe Vigier

 Philippe Vigier, Président du groupe Union des Démocrates et Indépendants, estime que le « pseudo nouveau » gouvernement de Manuel Valls ne sera pas plus efficace pour relever les défis auxquels le pays est confronté.

 « Au-delà de cette « pseudo nouvelle » composition du gouvernement, la seule question qui vaille est quelle politique l’exécutif entend-il désormais conduire.

Il y a dix jours, le Président annonçait dans une interview de rentrée maintenir le cap de son action. Si tel est toujours aujourd’hui le cas, ces dernières 36h n’auront été qu’un psychodrame inutile comme le PS nous y a habitués ces dernières années.

Le maintien de membres du Parti Radical de Gauche au gouvernement, qui s’opposent à la réforme territoriale et auraient obtenu l’assurance du maintien des conseils généraux ruraux annonce déjà le renoncement de ce qui nous était présentée comme une grande réforme.

Par ailleurs, le nouveau refus des écologistes d’intégrer le Gouvernement confirme la fragilité du Gouvernement.

Aujourd’hui, après ce remaniement, les doutes quant à la capacité et la volonté de l’exécutif de tourner le dos à la politique menée depuis maintenant plus de deux ans restent les mêmes : quelles réformes ce nouveau gouvernement entend-il proposer ? Sur quelle majorité compte-t-il s’appuyer ? Sans lever ces ambigüités fondamentales, l’action de ce gouvernement sera paralysée de la même manière que celle du précédent.

Nous affirmons de nouveau l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre un grand plan d’urgence pour alléger la fiscalité pesant tant sur les ménages et les entreprises, enrayer la baisse de l’apprentissage, s’attaquer au sujet majeur et aujourd’hui en friche de l’école primaire, relancer les secteurs de la construction et des services à la personne, simplifier la vie des entreprises en réformant le code du Travail, diminuer réellement les dépenses publiques. Ce sont des réformes de fonds indispensables qui seules seraient à même de créer la confiance pour renouer avec la croissance et retrouver une crédibilité au sein de l’Union européenne.

Comme nous l’avons toujours fait depuis juin 2012, nous continuerons à être dans une opposition constructive et à nous déterminer à l’Assemblée nationale en fonction de l’intérêt supérieur de la Nation, impératif, semble-t-il, oublié par l’exécutif. » déclare Philippe Vigier.

 

Démission du gouvernement : un nouvel échec pour François Hollande – 25 août 2014

Communiqué de Philippe Vigier

Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, estime que la démission du gouvernement ne permettra aucunement de restaurer la confiance indispensable au redressement du pays, bien au contraire, elle ne fait qu’accentuer la défiance des Français à l’endroit de l’exécutif.

« Nous sommes dans une crise politique et institutionnelle qui n’est malheureusement rien d’autre que les conséquences des mensonges de la campagne présidentielle et de l’accumulation de décisions dramatiques prises depuis le début du quinquennat.

Cette crise va au-delà des déclarations d’Arnaud Montebourg : son départ du gouvernement ne changera rien au fait que François Hollande et Manuel Valls ne disposent pas de majorité pour conduire la politique qu’ils prétendent vouloir mener, ni de la confiance des Français, moteur essentiel au redressement du pays.

Aujourd’hui, l’action gouvernementale est paralysée au moment même où il est urgent et vital d’apporter des réponses concrètes à la crise économique et sociale. Cette démission du gouvernement est un nouvel échec pour François Hollande après les échecs successifs dans la lutte contre le chômage,  la réduction des déficits et la relance de la croissance.

Enfin, ne nous-y trompons-pas, cette crise politique est avant une crise interne au sein du PS dont nous mesurons chaque jour les divergences : il n’y a plus de cap, de majorité et de confiance.  Par ailleurs, il est regrettable queles membres de l’exécutif, préoccupés par leurs ambitions personnelles, préfèrent se concentrer sur le prochain congrès du Parti Socialiste que sur l’état d’urgence de la France.  »