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Irak: « unité nationale indispensable » dans la « croisade contre le terrorisme » (Vigier, UDI) – AFP – 23 septembre

PARIS, 23 septembre 2014 (AFP) – Le chef de file des députés de l’UDI Philippe Vigier a jugé mardi « l’unité nationale indispensable » autour des frappes françaises en Irak, et plus largement dans la « croisade contre le terrorisme ».
« Nous soutenons naturellement l’intervention française en Irak, comme nous l’avons fait pour le Mali et la Centrafrique. L’unité nationale est indispensable car les militaires français sont projetés à l’étranger et car c’est une véritable croisade que l’on mène contre le terrorisme », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Mais, a souligné cet élu d’Eure-et-Loir, « ce conflit ne se règlera pas simplement avec quelques frappes très bien ciblées en Irak et il est passé à une nouvelle étape avec les frappes américaines en Syrie ». « Il y a un risque d’embrasement de toute la région. Je suis très inquiet de voir partir 130.000 Kurdes du nord de la Syrie vers la Turquie. Et on voit aussi les conséquences que cela peut avoir pour notre pays, avec cet otage français en Algérie », a ajouté le responsable centriste.
Se demandant « où est l’Europe » dans cette situation, le président du groupe UDI a aussi considéré que « les pays du Moyen-Orient ne peuvent se désintéresser de ce qui se passe dans la région ».
Quant à la France, l’Union des démocrates et indépendants est « très attachée à ce que l’on sanctuarise le budget de la Défense car il n’est pas possible de descendre en dessous, ce qui exposerait la France plus encore », selon ce membre de la commission des Finances.
Interrogé sur la proposition relancée par certains députés UMP comme Laurent Wauquiez et Thierry Mariani de déchoir de la nationalité française les binationaux partis pour le jihad, M. Vigier a répondu qu’ »on doit s’interroger sur cette question, car la nationalité française ne vaut pas rien et on ne peut pas laisser ceux qui sont terroristes par nature, ou ceux qui le sont devenus, battre en brèche la démocratie ».

Mariage homosexuel: Vigier (UDI) ne croit pas que la loi sera abrogée – AFP – 23 septembre 2014

PARIS, 23 septembre 2014 (AFP) – Le patron des députés de l’UDI, Philippe Vigier, a estimé mardi qu’il ne fallait « pas faire croire » que la loi sur le mariage homosexuel serait abrogée en cas de retour de la droite au pouvoir, tout en martelant son opposition à la PMA.
Interrogé sur les positions opposées sur le sujet de deux soutiens de Nicolas Sarkozy, les députés UMP Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet, M. Vigier a déclaré lors d’une conférence de presse: « Je ne crois pas que le texte sur le mariage pour tous sera annulé demain, il ne faut pas le faire croire aux Français. Maintenant, le texte est là et s’applique ». « Comme maire, je l’applique, même si, à titre personnel, je jugeais préférable un contrat d’union civile », a-t-il ajouté.
Après avoir souligné que « les Français ne veulent plus qu’on dise quelque chose et qu’on ne le tienne pas », cet élu centriste d’Eure-et-Loir a glissé: « Je me souviens de quelques voix au moment du Pacs disant +le jour où on reviendra au pouvoir, on reviendra dessus+, il n’en a rien été ».
A l’inverse, les députés UDI, qui n’avaient pas tous la même position sur le mariage pour tous, sont « unanimes à être opposés à la PMA et à la GPA », a martelé M. Vigier, « regrettant à titre personnel » la décision de la Cour de cassation « telle qu’elle a pu être annoncée ».
« J’espère que le gouvernement ne va pas s’infiltrer dans la brèche (de la décision de la Cour de Cassation ndlr) pour nous proposer un texte (…) François Hollande a dit qu’il n’y aurait plus de texte sur ce dossier d’ici la fin du quinquennat. J’espère qu’il ne va pas encore revenir sur un engagement, sinon cela fera encore moins de confiance dans le pouvoir politique », a conclu le président du groupe UDI.

Taxis et voitures de transport avec chauffeur – 18 septembre 2014

Intervention de Sonia Lagarde

Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, je vous prie d’excuser l’absence de mon collègue Yannick Favennec, qui a suivi tous les débats sur ce texte, mais qui n’a malheureusement pas pu être présent aujourd’hui.

Nous voici donc très certainement arrivés au terme de l’examen de cette proposition de loi, dont l’enjeu initial était double. Ce texte devait à la fois calmer la colère des chauffeurs de taxi, inquiets face à l’émergence désormais inéluctable des VTC, tout en cherchant à appréhender au mieux les innovations technologiques apportées par ces nouveaux concurrents.

Alors que la profession des taxis souffre de plus en plus de son image négative auprès des consommateurs, celle des VTC a, quant à elle, le vent en poupe. Or, cette atmosphère de compétition ne saurait être satisfaisante, ni pour les chauffeurs de taxi, ni pour les chauffeurs de VTC et encore moins pour les clients que nous sommes. Les dernières manifestations des chauffeurs de taxi européens n’ont fait que révéler la délicate situation dans laquelle se trouve aujourd’hui le marché du transport de personnes, qui subit une mutation sans précédent.

Tout au long des débats, le groupe UDI a toujours soutenu l’idée d’un juste équilibre qui aurait permis aux taxis et aux VTC de cohabiter de manière complémentaire, et surtout apaisée. L’ouverture d’un marché à la concurrence ne doit en aucun cas freiner le développement de nouvelles technologies, et plus généralement freiner le développement d’idées innovantes qui peuvent améliorer le quotidien des consommateurs. Si nous ne contestons pas l’importance de redorer l’image de la profession de taxi – qui accuse un retard substantiel dans certains domaines – ni celle d’encadrer davantage le secteur des VTC – parfois trop avantagé par certaines réglementations –, nous pensons qu’il est primordial de s’inspirer des succès plutôt que de niveler ce marché par le bas.

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