Question de Yannick Favennec


Monsieur le ministre de l’agriculture, exercer le métier d’éleveur ne permet plus de faire vivre sa famille, malgré soixante-dix heures de travail par semaine, sept jours sur sept et 365 jours par an.

Malgré les performances de secteur – l’agriculture et l’agroalimentaire représentent le deuxième poste des exportations françaises –, les revenus des éleveurs baissent. À titre d’exemple, une vache charolaise se vendait en moyenne 4,35 euros le kilo en 2013, mais en 2014, ce prix est passé à 3,85 euros. Il baissera encore d’une quinzaine de centimes cette année. Le revenu des éleveurs de viande bovine est déjà le plus faible de toutes les productions, et une telle baisse va encore représenter une perte de revenus de 5 000 à 6 000 euros par an.

M. Stéphane Le Foll, ministre. Concernant la viande porcine, vous le savez, 70 % de la production est vendue dans le cadre de promotions dans la grande distribution. J’ai dit de manière très claire que le ministre avait aujourd’hui la possibilité de prendre un arrêté pour encadrer ces promotions.

J’ai laissé aux acteurs un mois pour discuter de mesures consensuelles visant à réduire les calendriers de promotions. Je le dis devant la représentation nationale : si aucun accord n’est trouvé la semaine prochaine, le ministre prendra lui-même la responsabilité d’encadrer les promotions.