« Les Européens ont fait le choix de la solidarité entre Etats-membres et entre peuples « 

Communiqué de Philippe Vigier, 13 juillet

Philippe Vigier salue « un accord vital pour la Grèce et essentiel pour le projet européen. Il est désormais temps de construire une Europe fédérale.

La conclusion de cet accord démontre que même au plus fort d’une crise sans précédent, les Européens entendent assumer une communauté de destin.

Les Européens ont fait le choix de la solidarité entre Etats-membres et entre peuples avec un accord qui doit permettre de mettre fin aux conséquences dramatiques d’une politique d’austérité qui produisait les effets inverses à ceux recherchés.

Ils ont également fait le choix de la responsabilité, puisque les aides accordées à la Grèce pour éviter la faillite, ouvrir ses banques et sortir l’économie de la paralysie sont la contrepartie de réformes courageuses et indispensables.

A cet égard, je souhaite souligner que cet accord n’aura été possible que parce que le Premier ministre grec s’est résolu à abandonner le programme populiste sur lequel il a été élu. J’y vois le signe que la démagogie d’Alexis Tsipras, dont les extrêmes de droite comme de gauche se sont revendiqué en France, constitue la pire des menaces pour les peuples européens.

Cette crise grecque doit maintenant nous permettre de tirer des leçons : il n’est désormais plus possible de naviguer à vue.

La France doit mettre la création d’un gouvernement économique européen à l’ordre du jour de l’agenda européen. Elle doit également demander un plan d’investissement européen massif pour favoriser la relance de l’économie grecque et, plus largement, celle de la zone euro tout entière.

Ce n’est qu’en faisant le pari d’un fédéralisme assumé que l’Europe sortira de la récession, qui conduit à la montée des populismes, et pourra à nouveau être synonyme de Progrès pour les peuples. »