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Question de Philippe Gomes – 1er octobre 2014

Monsieur le Premier ministre, le 3 octobre prochain se tiendra le comité des signataires de l’accord de Nouméa sous votre présidence. Cette réunion, qui rassemble les indépendantistes, les non-indépendantistes et l’État chaque année, est particulièrement importante puisque c’est la dernière mandature de l’accord de Nouméa et que sera organisé, en 2018 au plus tard, un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Dans cette perspective, l’État, partenaire de l’accord, doit nourrir un nécessaire dialogue entre indépendantistes et non-indépendantistes, même s’il est parfois difficile, de façon que l’échéance de 2018 soit préparée dans les meilleures conditions possibles.

L’une des conditions de la réussite de ce dialogue, c’est que l’État reste impartial. La Nouvelle-Calédonie doit demeurer un sujet d’union nationale entre la droite et la gauche, comme cela a été le cas en 1988, lors de la signature des accords de Matignon, et en 1998, lors de la constitutionnalisation de l’accord de Nouméa.

C’est pourquoi je vous demande, monsieur le Premier ministre, de vous engager devant la représentation nationale à ce que l’action du gouvernement que vous dirigez inscrive son chemin dans le cadre du travail effectué par vos prédécesseurs au cours des vingt-cinq dernières années, qu’ils soient de droite ou de gauche.

De la même manière, je vous demande de bien vouloir confirmer que la représentation nationale sera associée en amont au processus engagé dans le cadre de l’échéance de 2018, au travers des groupes de travail de députés et de sénateurs, de droite comme de gauche, qui devraient être créés prochainement.

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Question de Charles de Courson – 1er octobre 2014

Monsieur le Premier ministre, le contenu du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 constitue un aveu de l’échec de votre politique économique et financière depuis deux ans et demi.

Tous les indicateurs sont au rouge : une croissance atone ; des déficits des finances publiques qui s’accroissent en 2014 et ne se réduisent pas en 2015 ; une dette publique qui va continuer à croître en 2015 et en 2016, alors qu’elle vient de dépasser les 2 000 milliards d’euros ; des recettes fiscales et sociales très inférieures aux prévisions, mais dont le poids dans la richesse nationale ne baisse pas ; des économies sur les dépenses très inférieures à vos engagements ; un chômage qui explose malgré toutes vos promesses ; une majorité qui se délite et la défiance qui s’installe dans le pays.

Depuis le début de la législature, le groupe UDI n’a cessé de dénoncer les erreurs commises par le Gouvernement et la majorité, et de vous alerter sur les conséquences désastreuses de vos décisions injustes socialement et inefficaces économiquement. Lors de l’annonce du pacte de responsabilité et de solidarité, convaincus que l’enjeu du redressement des finances publiques de notre pays dépassait les simples intérêts partisans, nous avons voulu vous laisser une chance.

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Question d’Arnaud Richard – 17 septembre 2014

Monsieur le ministre de l’économie, vous avez provoqué un profond émoi dans notre pays. Votre prédécesseur à Bercy nous présentait à l’été, avant son départ, un texte qui devait révolutionner l’économie française. Pour atteindre cet objectif, le seul et unique moyen qu’il proposait était de réformer les professions réglementées, comme si le redressement de notre pays dépendait de ces professionnels…

Je constate que le ton a changé. Le ministre de l’économie que vous êtes ne tient manifestement pas le même discours que le secrétaire général adjoint de l’Élysée que vous étiez, lorsque vous avez dû rendre des arbitrages sur ce texte : c’est une bonne chose, et l’on s’en félicite. Mais croyez-vous vraiment que, comme l’a dit notre collègue, le fait de casser tout ce qui fonctionne dans notre pays permettra que les choses aillent mieux ?

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Question de Stéphane Demilly – 17 septembre 2014

Madame la ministre de la santé, en lisant, en regardant ou en écoutant les médias ces derniers temps, on pourrait avoir l’impression que le monde tourne autour des soubresauts de la politique intérieure française, et il est vrai qu’il y a matière…

Pourtant, de l’autre côté de la Méditerranée, dans l’ouest du continent africain, se joue un drame sanitaire d’une ampleur exceptionnelle, souvent relégué au second plan des actualités. Je veux parler de l’épidémie liée au virus Ebola.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le seuil des 2400 morts a été franchi. La présidente internationale de Médecins sans Frontières a tiré récemment la sonnette d’alarme en déclarant devant l’ONU, je la cite : « Six mois après son début, le monde est en train de perdre la bataille contre la pire épidémie d’Ebola de l’histoire. Le temps des réunions et de la planification est fini. Il est maintenant temps d’agir.
Chaque jour d’inaction entraîne plus de décès dans les pays touchés ».

Madame la ministre, l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’ouest nous interpelle directement.

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Question de François Rochebloine – 10 septembre 2014

Monsieur le Premier ministre, ce matin, le Gouvernement a revu à la baisse ses prévisions de croissance à 0,4 % cette année contre 1 % prévu initialement. De la même façon, à la fin 2014, les déficits publics seront bien supérieurs à ceux de 2013 !

Alors que pendant deux ans, les ménages et les entreprises ont subi un matraquage fiscal sans précédent, ces derniers chiffres vous mettent au pied du mur. Comment dire aux Français que tous leurs efforts ont été malheureusement inutiles ?

Le pacte de responsabilité, vendu comme le retour de la compétitivité, donc de la croissance, ne sera mis en place qu’en janvier 2015. Or les entreprises ne peuvent plus continuer d’attendre. Il y a urgence !

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