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Projet de loi de finances 2016 : on achève bien l’environnement ! – Communiqué de Bertrand Pancher

Alors que le Ministre du Budget, Michel Sapin, vient d’annoncer les grandes lignes du projet de Loi de Finances 2016, Bertrand Pancher ne peut faire qu’une amère constatation : le budget de l’écologie et du développement durable est le grand sacrifié. En totale contradiction avec le soi-disant « quinquennat vert » qu’avait annoncé François Hollande lors de son élection, le Gouvernement est en train, lentement mais sûrement, de reléguer  l’environnement en seconde zone.

En effet, le projet de loi de finances 2016, tout comme celui de 2015 et celui de 2014, prévoit à nouveau une baisse des crédits de la mission Ecologie, Développement et Mobilité Durables, qui passe cette année de 6,59 milliards à 6,49 milliards. L’aide au Développement baisse quant à elle de 2,77 milliards à 2,60 milliards.

Quid des discours exaltés du Président, notamment hier encore aux Nations Unis, qui arguait que « sauver la planète n’a pas de prix » et exhortait à faire « la révolution climatique »? Si à l’échelle de son propre pays, François Hollande n’est pas capable de mettre les moyens pour amorcer ce changement et cette transition, comment peut-il attendre des autres qu’ils fassent le moindre effort. Pire encore, où est passé la fameuse exemplarité française que la Ministre de l’Ecologie et le Président  aiment à  mettre en avant ? On est donc en droit de se demander comment la France peut se présenter comme un pays hôte crédible, garant des bonnes négociations de la COP 21.

Quel message d’ailleurs cherche à envoyer le Gouvernement en prenant de telles décisions à deux mois jour pour jour du lancement de la COP 21 à Paris ? Certainement le même qu’il distille, plus ou moins incidemment, depuis le début du quinquennat de François Hollande : mettre l’environnement en avant pour les caméras, oui, en faire une réelle priorité et y mettre les moyens, certainement pas !

Projet de loi de finances – Communiqué de Philippe Vigier

Philippe Vigier, Président du Groupe UDI à l’Assemblée nationale, regrette que le budget pour 2016 présenté aujourd’hui par le gouvernement, ne permette pas le redressement du pays. Il prévoit une nouvelle hausse d’impôts pour nos concitoyens, une asphyxie les collectivités locales et une augmentations de la dette et des dépenses publiques. Il ne respecte pas les engagements du gouvernement envers les entreprises, ni les engagements européens de la France.

Ce budget pour 2016, truffé de mesures électoralistes, continue de faire peser l’essentiel de l’effort sur les classes moyennes, qui voient s’envoler une nouvelle fois la promesse de pause fiscale. En imposant une baisse sans précédent des dotations aux collectivités locales, le gouvernement ne donne pas d’autre choix aux élus que d’augmenter les impôts locaux, avec pour conséquence inéluctable une baisse du pouvoir des Françaises et des Français.

Ce sont les entreprises qui font les frais de l’absence de cap du gouvernement et de ses promesses démagogiques, dont aucune n’est financée. Incapable de boucler le budget, le gouvernement a dénaturé le pacte de responsabilité. En l’amputant de 1 milliard d’euros, il ne permettra pas à nos entreprises de renouer avec la compétitivité.

Les économies promises ne seront toujours pas au rendez-vous en 2016. Refusant de mettre en place des réformes structurelles, le gouvernement continue de ne proposer que des mesures de court terme, qui fragilisent l’ensemble des acteurs de notre économie, empêchant le retour de la croissance.

Ce budget pour 2016 est un nouveau signe de l’échec du quinquennat. En reniant toutes ces promesses, le gouvernement fragilise toujours plus la parole publique. Il rend impossible le retour de la confiance, pourtant indispensable au retour de la croissance et de l’emploi.

François Hollande, en reportant sine die les réformes courageuses dont notre pays a urgemment besoin, prouve qu’il est plus préoccupé par 2017 que par la France et le quotidien des Français.