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Projet de loi de finances – Communiqué de Philippe Vigier

Philippe Vigier, Président du Groupe UDI à l’Assemblée nationale, regrette que le budget pour 2016 présenté aujourd’hui par le gouvernement, ne permette pas le redressement du pays. Il prévoit une nouvelle hausse d’impôts pour nos concitoyens, une asphyxie les collectivités locales et une augmentations de la dette et des dépenses publiques. Il ne respecte pas les engagements du gouvernement envers les entreprises, ni les engagements européens de la France.

Ce budget pour 2016, truffé de mesures électoralistes, continue de faire peser l’essentiel de l’effort sur les classes moyennes, qui voient s’envoler une nouvelle fois la promesse de pause fiscale. En imposant une baisse sans précédent des dotations aux collectivités locales, le gouvernement ne donne pas d’autre choix aux élus que d’augmenter les impôts locaux, avec pour conséquence inéluctable une baisse du pouvoir des Françaises et des Français.

Ce sont les entreprises qui font les frais de l’absence de cap du gouvernement et de ses promesses démagogiques, dont aucune n’est financée. Incapable de boucler le budget, le gouvernement a dénaturé le pacte de responsabilité. En l’amputant de 1 milliard d’euros, il ne permettra pas à nos entreprises de renouer avec la compétitivité.

Les économies promises ne seront toujours pas au rendez-vous en 2016. Refusant de mettre en place des réformes structurelles, le gouvernement continue de ne proposer que des mesures de court terme, qui fragilisent l’ensemble des acteurs de notre économie, empêchant le retour de la croissance.

Ce budget pour 2016 est un nouveau signe de l’échec du quinquennat. En reniant toutes ces promesses, le gouvernement fragilise toujours plus la parole publique. Il rend impossible le retour de la confiance, pourtant indispensable au retour de la croissance et de l’emploi.

François Hollande, en reportant sine die les réformes courageuses dont notre pays a urgemment besoin, prouve qu’il est plus préoccupé par 2017 que par la France et le quotidien des Français.

Chiffres du chômage août 2015 : réaction de Philippe Vigier

Cette nouvelle hausse record du chômage, + 20.600 demandeurs d’emploi supplémentaires  par rapport à juillet, est un nouveau coup de semonce pour le gouvernement, incapable de redresser la courbe du chômage malgré les promesses et les annonces rassurantes de François Hollande et de ses ministres depuis le début du quinquennat.

Alors que vient d’être nommée une nouvelle ministre du travail, et que le Président de la République prétend avoir fait de l’emploi sa priorité, aucune mesure nouvelle n’a été annoncée.

Quand allez-vous, Monsieur le Président, lancer la véritable bataille de l’emploi, quand allez-vous donner sérieusement les moyens à votre gouvernement d’enrayer ce véritable fléau qui chaque jour plonge des milliers de Français dans la désespérance. Quand allez-vous réformer profondément le marché du travail et améliorer la compétitivité des entreprises ?

La situation est devenue dramatique. Il faut agir, maintenant car si rien n’est fait urgemment le chômage continuera d’exploser et de plonger définitivement notre pays en récession.

Le groupe UDI ne cesse, depuis le début de la législature de formuler des propositions constructives et ambitieuses pour lutter contre la hausse du chômage. C’est d’une véritable  politique de rupture dont nous avons besoin pour remédier durablement à cette crise sans précédent.

Nous dénonçons avec force la passivité de François Hollande coupable de non assistance à pays en danger alors que se profilent de nouveaux dégâts humains, sociaux et économiques liés à la montée du chômage

Accueil des réfugiés en France et en Europe – Philippe Vigier – 17 septembre 2015

Intervention de Philippe Vigier

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, ils empruntent par dizaines de milliers les chemins d’un espoir incertain. Certains meurent en traversant la Méditerranée dans des embarcations de fortune, d’autres meurent entassés dans des camions abandonnés sur le bord de la route en fuyant la barbarie, la guerre, les persécutions. Ils sont contraints de quitter la terre qui les a vus naître et d’abandonner leurs racines, condamnés à l’exil dans l’attente, dans l’espoir sans doute, de revoir leur pays.

Dans leur immense majorité, ces hommes et ses femmes qui mettent leurs vies en péril pour rejoindre l’Europe ne sont pas des migrants économiques. Ils sont Syriens, Irakiens, Afghans, Érythréens ou Soudanais. Ils ne sont pas à la recherche d’un emploi ou avides de prestations sociales avantageuses.

Leur mort est insupportable pour la conscience humaine, leur arrivée constitue un défi immense
pour les États qui doivent les accueillir.
Disons-le sans détours : leur accueil, même lorsqu’il leur permet de vivre libres et le plus dignement possible, ne constitue pas une réponse suffisante. Il est un impératif moral, un devoir éthique. Mais la crise que nous connaissons a un nom : Daech, monstre enfanté par la barbarie et par les renoncements coupables de la communauté internationale. Seule son éradication y mettra fin.

L’exigence est donc de construire une coalition internationale associant la Russie, l’Iran et les pays de la région, qui pourra intervertir sous l’égide des Nations unies et définir une solution politique concertée pour stabiliser la zone de manière durable. Il appartient à la France de mener, avec toutes celles et ceux qui placent la dignité humaine au-dessus de tout, cette lutte implacable, longue et violente, que seul un combat peut justifier, celui mené contre la barbarie.
Il y a également et surtout l’urgence humanitaire, qui doit appeler une réponse de la communauté internationale, de l’Europe et de la France à la hauteur du défi historique. Face à ces familles de migrants, charriées sur nos rivages, pouvons-nous rester passifs ? Non ! Nous ne le pouvons pas !
L’Europe et ses États se sont rendus coupables d’inaction et d’hésitations, voire de manquements, lorsque la Hongrie érige un mur de barbelés et déploie son armée face à ceux qui fuient pour sauver leurs vies. Que dire de la France, pays des droits de l’homme, qui a balbutié ses valeurs avant de suivre la voie tracée par l’Allemagne ? Nous n’ignorons rien des tensions qui traversent notre pays : l’immigration irrégulière et les échecs de notre modèle d’intégration qui nourrissent des amalgames,
des peurs et des rejets.
Aussi, nous le disons clairement : nous devons lutter avec fermeté contre les clandestins, les arrêter et les renvoyer dans leur pays. Nous devons également suspendre le regroupement familial des migrants économiques pour accueillir prioritairement ceux qui en ont le plus besoin. C’est même une condition essentielle pour garantir un accueil digne aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, à qui nous devons protection.

Nous soutenons la décision tardive, mais courageuse, du Président de la République d’accueillir 24 000 réfugiés et nous saluons la volonté de Bernard Cazeneuve de combattre avec détermination l’immigration illégale. Nous soutenons cette décision parce qu’elle fait l’honneur de la France, dont l’histoire se confond avec celle de l’immigration.

Que serait la France sans les immigrés anonymes ou engagés qui, par leur travail, leur talent, leur amour de la République, leur sang versé pour défendre notre liberté, ont contribué au développement culturel et économique de notre pays ?

La France est plurielle. Elle est belge et italienne quand arrive la révolution industrielle. Elle est polonaise, russe et arménienne, lorsque, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle n’est plus qu’un champ de ruines. Elle est espagnole et africaine lorsqu’elle connaît l’espoir des « Trente glorieuses ». Face à cette crise migratoire, nous devons être à la hauteur de notre histoire et de nos valeurs.
Nous le serons à trois conditions.

La première, c’est de mettre en oeuvre les mécanismes permettant de distinguer les réfugiés, auxquels nous devons l’asile, des clandestins, qui ont vocation à être renvoyés dans leur pays d’origine. Il est urgent de sécuriser les camps de réfugiés, avec des forces d’interposition placées sous mandat de l’ONU, et d’installer des centres d’accueils dans les pays d’origine ou de transit. Nous éviterons ainsi les drames, en instruisant les demandes d’asile sur place et nous pourrons également
contenir la poussée de l’immigration irrégulière.

La deuxième condition, c’est de créer une politique migratoire et d’asile commune. Je salue à ce propos le travail effectué par notre collègue Arnaud Richard sur le droit d’asile. Il n’est même plus ici question de suspendre les accords de Schengen ou de les préserver à tout prix. L’espace Schengen est mort ! Il n’existe plus ! Il vient d’exploser sous la pression migratoire.

Certains se réjouissent du retour des frontières. En réalité, si nous sommes pris de vitesse et débordés, c’est parce que les Européens, qui ont choisi d’avoir des frontières communes, ont été incapables de mettre en place une politique migratoire commune et de sécuriser ces mêmes frontières. Nous n’avons pas besoin de frontières supplémentaires, mais d’une Europe plus forte et mieux sécurisée.

Cette politique migratoire commune passera par le recensement de nos besoins démographiques et économiques, par l’harmonisation urgente des systèmes de traitements des demandes d’asile et par la prise en compte précise des spécificités de chaque État, afin qu’ils participent tous – je dis bien tous ! – à l’effort d’accueil en fonction de leurs capacités.
La France ne peut accueillir le même nombre de réfugiés que l’Allemagne, ne serait-ce que parce que notre marché du travail est incapable d’absorber autant de main-d’oeuvre que le leur. Cette politique passe aussi par un contrôle rigoureux aux frontières de l’Europe, exercé par un corps européen de garde-frontière, ainsi que par le renforcement de l’agence Frontex.

Enfin, nous devons être les fers de lance d’une politique ambitieuse et visionnaire, en matière d’aide au développement. Il est aujourd’hui vital de favoriser les grands projets de développement pour permettre des progrès économiques, sociaux et écologiques, et d’irriguer les parties du monde dans lesquelles le fondamentalisme prospère sur la misère, dans lesquelles l’énergie et l’eau manquent ou dans lesquelles les dérèglements climatiques contraignent des milliers de familles à partir. C’est le sens de l’initiative « Énergies pour l’Afrique » que Jean-Louis Borloo porte et qui doit être soutenue.

Ce défi, vous l’avez compris, est colossal et inédit. Il nous impose de nous protéger de nouvelles menaces et de repenser totalement notre système d’intégration, d’ores et déjà soumis à rude épreuve. Bien sûr, il y a la question des places d’hébergement, des aides et de la mobilisation des collectivités territoriales. Nous faisons confiance aux élus locaux et aux associations qui, partout sur le territoire, se sont déjà engagés.

Mais il appartient à l’État de définir une ligne directrice ferme, pour que ces réfugiés s’intègrent dans de bonnes conditions, qu’ils apprennent la langue française, les droits et les devoirs de la République, en particulier les droits des femmes.

Cette crise peut être une occasion unique de nous rappeler d’où nous venons, de nous souvenir que la France nous unit au-delà de nos différences d’origine, de milieu social, de croyances religieuses ou d’opinions politiques, de nous rappeler pourquoi le respect de la dignité humaine est notre bien le plus précieux, que la démocratie doit être chérie et que nous devons être intransigeants face à l’engrenage de la haine, de l’intolérance, du racisme et de la violence.
Ce peut être également une occasion unique de remettre l’école et l’éducation au cœur de notre vivre ensemble et de ranimer ainsi l’esprit défunt de notre République, qui veut que chacun puisse s’élever au-delà de sa condition.

Ce serait aussi une occasion unique de repenser nos relations avec les pays méditerranéens, avec l’Afrique et le monde arabe, et de construire une Europe plus unie et plus forte, qui sera solide face aux mutations majeures que connaît le monde : défis écologique, sécuritaire, démographique, économique, social et culturel.
Du fond de l’adversité, mes chers collègues, notre vieux continent européen et ce vieux pays d’immigration et de liberté qu’est la France peuvent envoyer un message au monde en accueillant ces réfugiés avec bienveillance et générosité. Nous n’avons pas peur du lendemain. Ici, avec celles et ceux qui ont été arrachés à leur patrie, qui enrichiront demain notre communauté par leur
intégration et leurs accomplissements, nous regardons l’avenir avec confiance et exigence.

 

Report des allègements de charges pour les entreprises : Réaction de Philippe Vigier

Incapable de boucler le budget pour 2016, et cédant à la pression de l’aile gauche de la majorité, le ministre des Finances, le gouvernement vient d’annoncer un report des allègements de charges promis aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.

Philippe Vigier, Président du Groupe UDI à l’Assemblée nationale, a dénoncé ces dernières semaines les multiples annonces électoralistes de François Hollande, dont aucune n’était financée. Ce sont aujourd’hui les entreprises françaises qui font les frais de ces promesses démagogiques.

Les reniements du Président de la République sont malheureusement devenus la marque de fabrique de son quinquennat. Cet énième mensonge ne pourra que fragiliser plus encore la parole publique et la confiance des entreprises, pourtant indispensable au retour de la croissance.

Les erreurs du Gouvernement ont fait perdre trois ans à la France. Alors que le chômage continue de s’envoler, nous ne pouvons pas perdre trois mois de plus : il est indispensable que le Gouvernement mette en œuvre immédiatement l’intégralité du pacte de responsabilité. A défaut, ce pacte, pourtant présenté comme la pierre angulaire du quinquennat en faveur la croissance et l’emploi, ne serait que le reflet éclatant de l’échec de Manuel Valls face à l’archaïsme de sa majorité, qui n’a cessé de vouloir le mettre à mal.

Chiffres du chômage en août : Réaction de Philippe Vigier

Un léger répit en trompe-l’œil

Alors que les drames humains liés au chômage se multiplient depuis le début du quinquennat, le groupe Union des Démocrates et Indépendants se réjouit de la légère baisse du nombre de demandeurs d’emplois enregistrée au mois de juillet.

Pour autant, nous estimons que sans  décision  puissante  et rapide  pour réformer profondément le marché du travail et améliorer la compétitivité des entreprises, ce léger  répit sera malheureusement de courte durée et ne permettra pas non plus de réparer les dégâts humains, sociaux et économiques liés au chômage et aux décisions dogmatiques de François Hollande.

A cet égard, le groupe Union des Démocrates et Indépendants s’inquiète tout particulièrement des 45 000 emplois qui pourraient être détruits cette année dans le secteur du bâtiment. Ainsi que nous le réclamions dès le début de cette législature par la voix de Jean-Louis Borloo, il est plus qu’urgent de mettre tout en œuvre pour faire de ce secteur vital pour l’emploi un véritable levier du redressement économique du pays.

Pour notre groupe, il ne pourra y avoir de redressement sans réforme  courageuse  et rapide. Or l’inertie et la passivité du Président de la République, du gouvernement et de la majorité, symbolisée par la démission de François Rebsamen, manifestement plus préoccupé par son avenir personnel que par celui des Françaises et des Français, sont inquiétantes et inacceptables.

Aussi, nous ne pouvons malheureusement qu’être sceptiques quant à la volonté de François Hollande de lancer sans attendre la véritable bataille pour l’emploi et de réformer profondément la France alors qu’il s’est jusqu’ici contenté de multiplier les contrats aidés et d’attendre que la reprise vienne de facteurs extérieurs.